Les affaires Mitterrand!
Je ne réagis que maintenant à « l’affaire », on devrait même dire « aux affaires » Mitterrand. Pourquoi, car comme l’a dit Besancenot, je suis bien emmerdé avec!
Tout d’abord, j’ai été choqué. Par le tourisme sexuel, bien sur. Je considère sincèrement que c’est une activité d’une bassesse totale, et que vraiment, pour en arriver là , il faut être très mal, et que cela dénote de problèmes psychologiques graves.
Je ne rentrerais pas dans le jeux de savoir si les « partenaires » de monsieur Mitterrand étaient mineurs ou pas, je ne suis ni juge ni censeur, ni flic d’interpol, et d’ailleurs peu importe. Certaines paroles, certains extraits du livre publiés dans les divers médias et les journaux choquent et sont malsains. Cette manière de se dire excité par la disponibilité et la vénalité de ses partenaires, de ces esclaves sexuels est dérangeante déjà en elle même.
Par contre, ceux qui se posent ici en censeurs, en moralistes puritains devraient pour certains balayer devant leurs portes, car la méthode n’est pas très belle non plus. De la part du Front National, qui reconnait lui même avoir « cherché » la faille après la première affaire (Roman Polansky), les gens du Front National « étant bien sur comme chacun le sait de petits saints, les gens de l’autre droite, la soi disant « non extrême » qui n’ont comme défense que de dire que ca vient du FN, donc que c’est lamentable! Eh bien messieurs, quand le FN dit des choses bien, et ca leur arrive parfois, il faut aussi savoir les écouter. Leur cracher dessus ne fait que les conforter dans leurs idées.
C’est petit tout ca. C’est bas dans tous les sens du terme, c’est sans jeux de mots vraiment en dessous de la ceinture. Quand à ceux qui ont levé ce lièvre, et ceux qui l’ont exploité, qu’ils soumettent tout cela à la justice. Et que celle ci fasse son travail. Si monsieur Mitterrand est répréhensible de quelque chose, qu’il soit condamné. Sinon qu’on lui foute la paix. Après, président et au premier ministre de savoir si un tel personnage peut faire partie du gouvernement ou non, et quelle que soit sa décision, nous en tiendrons compte, du moins je l’espère, pour voter ou non pour eux!
Il est par contre clair que c’est une sacrée erreur politique d’appeler au gouvernement quelqu’un qui a pu écrire de telles choses. Qu’on ne me dise pas que l’on ne connaissait pas ces écrits, même si ils étaient restés plus ou moins confidentiels. Un tel manque de discernement, c’est vraiment chercher le bâton pour se faire battre. Je pensais que nos politiciens s’assuraient un minimum de la solvabilité morale de leurs troupes. Il semblerait que je me trompe!
Mais surtout j’aimerais que l’on arrête de parler sans arrêt de ce non évènement. Il est des choses plus importantes dans notre société, et qui méritent plus notre attention que les frasques sexuelles tarifées, aussi infâmes et immorales soient elles d’un ministre arrivé en exercice des années après!
Je ne suis pas sur que les « lave plus blanc » qui ouvrent grand leur sale bec dans les médias soient beaucoup plus moraux que Mitterrand, et même si ce n’est pas sexuel, et beaucoup trainent derrière eux des casseroles pas très propres, qu’ils n’aimeraient peut être pas voir étalées au grand jour.
Bref, on en a beaucoup parlé, ca suffit. Ceux qui font enfler cette polémique n’en sortirons pas grandis, et à nous de juger de la moralité de nos dirigeants. Le verdict sera dans les urnes. Le reste n’est que baratin stérile!